Aujourd’hui, un créateur d’entreprise sur 5 à moins de 30 ans. Parmi eux, des étudiants en licence, en master, en DUT, qui choisissent de mener de front vie étudiante et vie d’entrepreneur.

Nous avons rencontré Thomas, Jeanne et Rémy, qui nous racontent ce qui les a motivés à entreprendre et quels avantages ils ont pu tirer de cette « double-vie ».

Entreprendre pour mieux apprendre

Il y a des raisons de sens et de besoin. « Développer la meilleure solution technique pour des besoins profonds » pour l’un, « casser les aprioris sur les quartiers populaires, et les apprécier différemment », pour l’autre, ou simplement « répondre à une demande qui existait autour de moi ».

Mais ce qui ressort fortement de ces 3 parcours, c’est la volonté d’acquérir de l’expérience par la création. Thomas est devenu consultant en communication freelance l’année dernière, alors qu’il terminait son master : « ce qui m’a motivé à entreprendre c’est le manque de pratique offerte par ma formation universitaire. J’ai alors choisi de faire ma dernière année de master en développant mon activité en parallèle. Je travaillais pendant toutes mes heures libres et les week-end pour mes clients… et ça a payé : aujourd’hui je suis diplômé et je peux me consacrer pleinement au développement de mon activité ». Même chose chez Jeanne, 21 ans, qui a créé il y a un an l’association « Cultiv&Vous » pour faire (re)découvrir des quartiers populaires lillois par l’intermédiaire de la culture. Elle nous explique : « Nous avons d’abord monté ce projet dans le cadre d’un projet d’école, et nous avons choisi de continuer l’aventure, et de recruter d’autres membres. Parce qu’en créant cette association, j’ai acquis beaucoup de compétences, d’expériences, tout en étant valorisée par la gestion d’un projet de A à Z. »

Prendre le temps de développer

Pour d’autres, comme Rémy, l’envie d’entreprendre est là depuis toujours. Comme une vocation. Mais lorsqu’il a décidé de créer Horse Cape (une start-up qui vise à diminuer le délai avant l’intervention d’un vétérinaire en cas de problème de santé chez le cheval) les technologies nécessaires n’étaient pas encore accessibles. « Etre étudiant nous a permis de faire mûrir le projet, de nous former, d’expérimenter et de concrétiser. Bien sûr, on profite moins de la vie étudiante mais ça nous permet de bien préparer et commencer à développer notre projet. » et preuve que ça marche : Rémy est diplômé et a rejoint l’incubateur Tonic pour être accompagné dans le développement de sa start-up.