Le bénévolat constitue la pierre angulaire du monde associatif. En France, 14 millions de personnes font du bénévolat, c’est-à-dire une activité non rétribuée et librement choisie qui s’exerce en général au sein d’une institution à but non lucratif du type association, ONG, syndicat… En plus de participer au développement personnel et social des individus, le bénévolat présente une valeur économique mesurable. Les bénévoles appliquent le principe de solidarité et apportent une contribution significative à la société. Cependant, les besoins des structures sont importants, et il n’est pas forcément évident de savoir à qui s’adresser ou comment concilier le bénévolat avec notre vie quotidienne. Quelles mesures existent-ils pour faire connaître et faciliter le bénévolat ?

Comment se définit le bénévolat ?

Le bénévolat se caractérise d'une part par l'absence de statut, contrairement au salariat, et d'autre part par l'absence de tout lien de subordination juridique et de toute rémunération sous quelque forme que ce soit. Réalisé de manière ponctuelle ou s’inscrivant dans la durée, le bénévolat peut revêtir différentes formes : accompagnement social, distribution de repas, encadrement d’activités culturelles, de loisirs et de vacances, organisation d’événements liés à l’action de la structure…

Faciliter l’accès au bénévolat.

Différentes mesures existent afin de donner envie et de faciliter l’accession au bénévolat. Par exemple, le congé-cadre jeunesse permet aux agents des fonctions publiques aussi bien qu’aux salariés du privé de moins de 25 ans de bénéficier d’un congé non rémunéré de six jours par an pour se former comme cadres et animateurs. Il existe également une validation des acquis de l’expérience bénévole qui permet d’obtenir un diplôme, un titre ou un certificat après évaluation d’un jury. Enfin, plusieurs dispositifs proposent d’intégrer à la formation continue les formations suivies par les salariés.

Les jeunes, un vivier de bénévoles !

Aujourd’hui, la vie associative est en premier lieu portée par les retraités. Cependant, le HCVA (Haut Conseil à la Vie Associative) a identifié trois catégories de bénévoles dont le potentiel n’est pas exploité de manière optimale, à savoir les femmes, les personnes handicapées et les jeunes. Concernant cette dernière catégorie, les chiffres montrent que les jeunes dont les parents sont bénévoles sont eux-mêmes plus investis dans le bénévolat que les autres. Comment réussir à sensibiliser les autres à l’engagement bénévole et volontaire? Des dispositions légales leur permettent d’ores et déjà d’avoir un plus large accès aux activités bénévoles, en particulier pour les mineurs. L’école incarne également une piste de croissance, par exemple en développant des partenariats avec les associations afin d’inscrire la sensibilisation à l’engagement dans les parcours scolaires.

Valoriser ses actions de bénévolat.

Mieux la mission bénévole est définie et les responsabilités précisées, plus l’utilité de l’action de bénévolat est visible et valorisable. Pour ce faire, un outil a été mis en place : le Passeport bénévole, qui permet de reconnaitre et de valoriser les expériences bénévoles acquises dans les associations pour tous les types de missions bénévoles. Initié par France Bénévolat, le Passeport Bénévole bénéficie de l’appui de Pôle Emploi, du Ministère de l’Education Nationale, du Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, ainsi que de l’AFPA. Ainsi, chaque action est répertoriée dans le Passeport Bénévole. Les fiches du Passeport Bénévole sont utilisables dans le cadre de la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE). Lire plus d’informationsSource : La suite dans les idées