Courageuse, pragmatique et fervente adepte de « l’auto-apprentissage permanent », la génération Z encore silencieuse est déjà en train de dessiner l’entreprise de demain.

Nourris par les nouvelles technologies et l’incertitude de l’avenir, les « slashers » sont aujourd’hui de véritables stimulateurs de l’entrepreneuriat. Car plus que les Y ou X, les Z ont la culture du « devenir son propre patron, c’est la clé ». 

La génération Z est celle qu’on appelle la génération silencieuse, en ce sens qu’elle ne fait pas encore totalement entendre sa voix. Mais celle-ci n’a a priori plus grand chose à voir avec l’autre génération qui a porté ce nom : celle née entre 1925 et 1945. Ces enfants de la première moitié du XXe siècle étaient discrets, obéissants et attachés à la valeur du travail. Les grands travailleurs discrets à la Warren Buffet en sont les meilleures incarnations.

La génération silencieuse de 1995-2012 présente un code génétique sensiblement différent. Elle aura toujours connu les technologies de l’information et de la communication et se définira toujours comme appartenant à des identités multiples, des appartenances plurielles : « je suis X, slash, Y, Slash Z, slash Bleu, slash… ». Un membre de la génération Z exprimera son individualité dans un collectif, un peu comme il défend son image sur les réseaux sociaux. Est-ce que cette génération influence l’entrepreneuriat d’aujourd’hui et de demain ? C’est une évidence, une opportunité et un défi en même temps. Et surtout, elle le stimule.

Parce que les « slashers » (les membres de la génération Z) ont plus que leurs aînés X ou Y l’esprit d’entreprendre. Leur méfiance du monde de l’entreprise et leur culture du « moi, je serai mon propre patron » en font des entrepreneurs dans l’âme. Les chiffres sont là : début 2015, selon une étude réalisée par l’EDHEC NewGen Talent Centre, un tiers des jeunes qui intégraient les grandes écoles au management se voyaient entrepreneur plutôt que salarié, contre 22% un an plus tôt.

Ces « slashers » sont ultra connectés et pensent numérique aussi naturellement qu’ils respirent. Ces réflexes digitaux présentent bien entendu un intérêt majeur pour les chefs d’entreprise d’aujourd’hui qui ne baignent pas tous dans le numérique depuis la naissance. Pragmatique, cette génération stimule l’entrepreneuriat en ce sens qu’elle fait l’éloge de « l’auto-apprentissage permanent ». Conscients de l’obsolescence des connaissances, les « slashers » sont les rois de l’adaptation ce qui a tendance là aussi à les rendre plus entrepreneurs que ceux nés avant la révolution numérique.

Au final, c’est dans une étude réalisée par BNP Paribas et The Boson Project que l’on trouve le portrait de l’entreprise rêvée des Z. Celle-ci devra être :

« Plus agile : une entreprise plus innovante, plus ouverte à l’échec

Plus flat : une hiérarchie aplatie, moins complexe, plus souple

Plus humaine à l’intérieur de l’entreprise mais aussi à l’extérieur

Plus égalitaire : une entreprise moins discriminante, plus juste

Plus flexible tant en termes d’horaires, de rythme, de lieu de travail que des codes

Plus ouverte : une entreprise proposant plus de ponts entre les études et le monde de l’entreprise et faisant plus confiance aux jeunes »

Entrepreneurs Y ou Z, la recette est là… !