Sophie est partie dès la fin de ses études en communication pour une mission de volontariat au Pérou, avec l’association Enfants des Andes. Après une expérience qui aura finalement duré 4 ans, elle se lance et crée Amorosa, une entreprise de création...

   
Tu es partie à 24 ans, juste à la sortie de tes études, pour une mission qui devait durer 6 mois, à Nazca. Qu’est-ce que cette expérience t'a apporté ?
Oui ! C’était ce qui était prévu. Ce volontariat m'a appris principalement à prendre du recul par rapport au système dans lequel j'ai grandi. C'est selon moi une grande opportunité pour s'imprégner et s'enrichir d'une culture nouvelle. Ça permet au jeune d'élargir sa vision et de comprendre que le monde est rempli de possibilités.

En quoi cette expérience de volontaire au Pérou t'a aidée à te lancer ?
Tous les volontariats sont différents mais souvent, une fois sur place, on doit faire preuve de débrouillardise et sortir des sentiers battus. Lorsqu’on part à l’étranger, on est confronté à des mœurs et coutumes éloignés des nôtres. Pour pouvoir intégrer la vie des locaux, il faut alors observer les gens et rentrer dans leur quotidien. C’est selon moi la plus grande richesse d’un volontariat. Lors de cette phase d'observation, on prend du recul par rapport à qui on est dans notre propre monde (afin de mieux nous connaître et d'évacuer les influences sociales). Mais on apprend également à intégrer de nouveaux savoirs.
C’est en rassemblant mes observations et en prenant le temps de la réflexion que j’ai décidé de lancer mon propre projet. Un projet qui allie mes valeurs et mes idées innovantes issues de mon volontariat.  

Au-delà de cette vision, de ces observations, quelles compétences t'a permis de développer ce volontariat ?
Elles sont nombreuses ! L’autonomie, l’ouverture d’esprit, la créativité, et par la suite quand je me suis impliquée davantage dans l’association, la gestion d’équipe, la gestion de conflits et la gestion de projets.  

Recommandes-tu le volontariat aux jeunes ?
Si le jeune a une réelle envie et motivation de mieux comprendre l’autre et de l’aider alors oui je recommande vivement le volontariat car c’est dans l’action qu’on apprend.
Par contre, je lui conseillerais de partir avec une structure qui le suivra avant, pendant et après sa mission. Il ne faut pas sous-estimer le fait que les chocs des cultures existent et peuvent être douloureux à vivre, surtout si on est seul à l’autre bout du monde. 

Pour trouver le projet qui vous correspond à l’international, rendez-vous sur le site Service Volontaire International. Mais le volontariat, c’est aussi ici, près de chez nous. Plein d’idées de missions sur lesquels s’engager, aider et développer ses compétences sur le site de France Bénévolat.