Le dispositif est vieux de 20 ans mais continue de rencontrer un succès croissant. Chaque année, ils sont plus de 3500 jeunes à travers toute la France à prendre le chemin de l’engagement en réalisant leur service civique.

Dans la région des Hauts-de-France, ils seront plus de 450 cette année. Un pas parfois décisif dans une carrière professionnelle selon Unis-Cités qui termine justement sa phase de recrutement pour 2016-2017.

De l’argent, la fête, une belle voiture, des jeux vidéo et la mode… Oubliez un peu cette panoplie de préjugés qui collent arbitrairement à la peau de ceux qu’une certaine génération appellerait avec condescendance « les jeunes d’aujourd’hui ». Les générations Y, Z et celles qui suivent tendent au contraire à une recherche de sens dans leurs actions et leur vie professionnelle. Les jeunes ont envie de s’engager, de servir une cause, d’agir dans la collectivité et pour la société.

En témoigne le nombre de candidats que reçoivent chaque année les antennes régionales d’Unis-Cités, la structure qui a inventé il y a maintenant 20 ans le service civique. Responsable du bureau Lille-métropole dans une région Hauts-de- France qui compte aujourd’hui huit antennes, Nicolas Breton constate chaque jour l’intérêt que porte la jeune génération aux programmes d’engagement. « Le service civique est un dispositif très efficace. Pour rappel, l’idée est de permettre aux jeunes âges de 16 à 25 ans, quel que soit leur profil, de faire une pause dans leur vie, professionnelle ou pas, afin de donner du temps pour la collectivité. Le vrai enjeu est de leur permettre de se trouver aussi dans cette voie ». Nicolas Breton peut d’autant plus attester du succès du programme dans la mesure où les Hauts-de-France comptent parmi les régions les plus pourvoyeuses de volontaires. Ils seront plus de 450 dans la région pour la prochaine campagne qui commence courant octobre et devra durer 8 mois.

Ce qu’ils vont faire ? « Les volontaires vont remplir plusieurs missions dans différents domaines. Cela peut aller de l’accompagnement des personnes âgées à l’éducation à la citoyenneté dans les écoles primaires en passant par le soutien de familles confrontées à la question du handicap.

Et même, avec NFID, nous avons mis en place un projet baptisé « Rêve et réalise » qui vise à aider les jeunes à concrétiser leur propre projet d’entreprise ou association à dimension sociale ». Mais l’autre intérêt selon Nicolas Breton réside aussi dans le fait qu’Unis-Cités Hauts-de-France s’attache à faire du service civique un vrai travail d’équipe. « Nous voyons aussi le service civique comme une vraie opportunité de se confronter à la réalité des choses du terrain, du travail en équipe. Cette expérience est aujourd’hui reconnue par les employeurs qui apprécient de voir qu’un candidat à un poste est passé par la case service civique ». 

Plusieurs profils se présentent aux portes d’Unis-Cités. Ceux qui pourraient avoir à un moment décroché du parcours scolaire ou de formation et qui recherchent dans le programme un moyen de s’imposer un rythme et de trouver un encadrement bienveillant. Ceux qui ont fait un peu d’études et qui, après un parcours tout en théorie, ont envie de se confronter à la pratique ou de donner de leur temps aux autres avant de ne plus en avoir. Enfin, arrivent ici les jeunes porteurs d’un diplôme en sanitaire et social et qui cherchent un niveau de qualification différent ou plus poussé.

« Et notre fierté réside aussi dans l’accompagnement à la sortie que nous développons », insiste Nicolas Breton qui explique par ailleurs promouvoir le dispositif via les missions locales, les universités, les services jeunesse des villes... Les chiffres sont éloquents. La moitié des volontaires entrant dans le service civique sont sans emploi ou activité. Six mois après, 82 % sont en situation d’emploi ou prêts pour une entrée en formation. L’engagement est un vrai ticket d’entrée.

Intéressés par l’engagement ?

Quand ? Les campagnes de recrutement se tiennent d’avril à septembre chaque année.

Comment ? il suffit de se rendre sur les sites Unis-Cités en tapant sur la ville ou le secteur qui vous intéresse. L’inscription passe par un parcours qui peut prendre entre 1 et 3 mois. Une première réunion d’information collective d’une heure permet de retirer un dossier de candidature. Suit une demi-journée de mise en situation collective puis un entretien individuel. Des bourses supplémentaires pour certains cas peuvent encore s’ajouter.

Combien ? Les volontaires sont indemnisés pendant leur huit mois d’engagement à hauteur de 470€/mois pris en charge par l’État, auxquels s’ajoutent 106€/mois versés par Unis-Cités.

Trop tard ? La campagne 2016-2017 est en cours de clôture mais il reste des places dans les régions de Lens et Béthune.