De l’expérience que j’ai pu acquérir aujourd’hui, je dirai qu’entreprendre est avant tout une passion, une histoire d’envie.

Clément Jourdain

Quels sont vos parcours ?

Nous sommes des étudiants en 4ème année à l’ICAM de Lille, une école d'ingénieur.

Quel est le but de votre junior entreprise ?

Donner l’opportunité aux étudiants de l’ICAM de devenir des Juniors Consultants, et de réaliser des projets pour des entreprises, leur permettant ainsi de concrétiser leurs enseignements théoriques et de les valoriser en leur donnant une dimension professionnelle.
C’est également une opportunité pour l’école de voir son rayonnement s’agrandir par l’intermédiaire de l’implication de ses étudiants. Par ailleurs, pour les membres actifs de la Junior Entreprise, le développement des aptitudes managériales et de gestion de projet n’est pas négligeable. Cela permet de découvrir le monde professionnel sans être dépassé par les contraintes qu’il engendre. Le réseau que l’on peut se constituer en tant que Junior Entrepreneur, autant dans le monde professionnel qu’étudiant, est très enrichissant et permet d’ouvrir de nombreuses portes.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous lancer ensemble ?

La Junior Entreprise fonctionne comme une association dans laquelle les membres restent 1 an, parfois 2 ans. Chez IDiiL par exemple, la première année est vraiment initiatique et permet aux membres de découvrir la Junior et son environnement, son fonctionnement et les tâches qu’il faut y réaliser. Pour passer membre du bureau (Président, Secrétaire Général, Trésorier et Responsable des Études), il est indispensable d’avoir accumulé un an d’expérience en JE au préalable. Il nous est donc impossible de réellement se lancer ensemble, la JE est une association où les maillons sont recrutés individuellement mais finissent par former une longue chaîne au fil des ans.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous investir au sein de cette junior entreprise ?

La Juniors Entreprise est constituée de membres allant de la deuxième à la quatrième année de l’ICAM. La gestion de projet ensemble permet de se confronter aux singularités de chacun. Le recrutement est basé sur les compétences, et non sur les affinités. Il arrive donc que des tempéraments forts doivent s’affronter et apprendre à échanger pour le bien de la structure. L’expérience en Junior Entreprise impose également une certaine rigueur puisque nous avons la
maîtrise d’œuvre pour le client, celui-ci engage un budget et attend un rendu de qualité, nous sommes donc tenus de respecter ses exigences en terme de délai, cahier des charges, etc.. Enfin, la
CNJE (Confédération Nationale des Juniors Entreprises), organisme régissant l’ensemble des Juniors Entreprises françaises, réalise un audit annuel des 170 structures pour garantir la qualité et la fiabilité de la marque Junior Entreprise, qui s’acquiert après quelques années de travail.

Avezvous participez à une action de sensibilisation à l’entrepreneuriat ?

J’ai eu la chance de participer aux RUIC (Rencontres Universitaires Inter Cathos) à Lyon, sur le thème de l’insertion sociale et professionnelle des jeunes diplômés. Nous avons assisté à des conférences sur l'entrepreneuriat et des ateliers sur la valorisation des compétences. Dans le cadre des différents évènements organisés au sein des Juniors Entreprises, j’ai eu l’occasion de participer à plusieurs conférences sur le cadre de la création d’entreprise. IDiiL a également eu l’opportunité d’organiser une CJE (Conférence Junior Entreprise), conférence organisée en lien avec la CNJE et permettant d’attirer des acteurs intéressants, sur le thème de l’entrepreneuriat dans la troisième révolution industrielle.

Quels conseils donneriezvous à ceux qui hésitent encore à se lancer ?

De l’expérience que j’ai pu acquérir aujourd’hui, je dirai qu’entreprendre est avant tout une passion, une histoire d’envie. Là ou la difficulté se pose, c’est de garder la tête froide sur son projet, de ne pas le voir comme une idée miracle, mais toujours garder un esprit critique sur la chose. Ne pas hésiter à en parler autour de soi pour recueillir un maximum d’avis extérieurs pour avancer et se confronter aux incohérence. Il ne faut pas avoir peur de se faire “voler” son idée, tout le monde n’est pas capable d’entreprendre et une idée que l’on a trouver soi même, sera toujours mieux défendue que celle que l’on a “piquer” ailleurs. Enfin, je conseillerai vivement de se tourner vers les différents incubateurs ou réseaux (Audace, Entreprendre, ..), qui connaissent le processus entrepreneuriale et connaissent les pièges à éviter, je n’ai aucun doute sur la pertinence des conseils qu’ils peuvent être amenés à donner.